Stratégie territoriale low-tech

Le projet pédagogique “Stratégie territoriale low-tech", mené depuis 2025 dans le cadre du programme européen PICOBELLO, s’inscrit dans une démarche de recherche-action articulant plusieurs terrains d’expérimentation et une recherche transversale post-doctorale. Il vise à explorer la low-tech non comme un ensemble de solutions techniques, mais comme une approche systémique de transformation des territoires, fondée sur la sobriété, la coopération et la relocalisation. Cette démarche mobilise le design comme outil stratégique pour structurer des cadres d’action collectifs et accompagner les transitions écologiques et sociales.

  • Le premier axe de travail, développé en collaboration avec Nantes Métropole autour de la Manufacture des Tabacs à Nantes, a permis d’interroger les conditions d’émergence d’une stratégie territoriale low-tech à l’échelle métropolitaine. Il a conduit à identifier un écosystème d’acteurs, à imaginer de nouvelles formes de gouvernance et à traduire ces orientations en propositions spatiales et en services. Ce travail a contribué à nourrir la réflexion portant sur la transformation du site, en intégrant des logiques de mutualisation, de réparation et d’adaptation des espaces.
  • Le deuxième axe, mené sur l’île de Nantes en collaboration avec l’équipe de maîtrise d’œuvre urbaine de l’île de Nantes, à travers des enquêtes sensibles sur les désirs d’habiter low-tech, a déplacé le regard vers les pratiques habitantes. Il a exploré les manières d’habiter low-tech au quotidien, en s’intéressant aux usages ordinaires, aux savoir-faire, aux formes de voisinage et aux aspirations des habitants. Cette approche a permis de mieux comprendre les conditions d’appropriation de la low-tech et d’interroger les modalités de gouvernance des lieux de vie.
  • Le troisième axe, centré sur le Jardin de l’Estuaire en collaboration avec la Samoa, a permis de prolonger ces réflexions par une mise en pratique située. Il a donné lieu à l’élaboration de concepts testant des dispositifs, des usages et des formes d’animation en lien avec les principes low-tech. Ces projets ont produit des méthodologies, des scénarios d’usage et des concepts opérationnels, tout en mettant en évidence les enjeux de gestion, de coordination et de pérennité.

Enfin, ce projet pédagogique a permis de formaliser un ensemble de compétences clés pour la formation des designers :

  • pensée systémique,
  • enquête de terrain,
  • expérimentation,
  • coopération multi-acteurs,
  • culture territoriale,
  • réflexion éthique.

Il souligne que la transition écologique ne relève pas uniquement de solutions techniques, mais implique une transformation des pratiques, des imaginaires et des modes de conception. La low-tech y est ainsi envisagée comme une démarche critique et pragmatique, capable de renouveler les politiques publiques, les pratiques d’aménagement et les façons d’habiter les territoires.

Étudiants :

  • Manon Baudouin
  • Marine Brégent 
  • Camille Champion
  • Mathis Desrosiers 
  • Inès Eonnet 
  • Célia Fréneau 
  • Célia Gauvrit 
  • Anaïs Georgeonnet 
  • Jules Guibert 
  • Ilona Leneutre 
  • Anouk Leroy 
  • Bérénice Malcuit
  • Jeanne Mazoyer
  • Alice Métivier
  • Matéo Petit
  • Marie Philip
  • Marine Prestat
  • Clément Rabeau
  • Axelle Reppert
  • Lou Yaouanq

Encadrants :

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Ecrit le 19.05.26