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Séjours d’échanges en Australie

Séjours d’échanges en Australie
Paul Houbron et Baptiste Riom

Baptiste Riom et Paul Houbron ont retrouvé L’École de design après un semestre en échange au sein de la Swinburne University of Technology à Melbourne en Australie. Ils nous racontent leur vécu.

Melbourne

Pourquoi avez-vous choisi cette destination et cet établissement ?

Baptiste Riom : L’Australie m’a toujours attiré, aussi bien pour sa situation géographique que les retours que j’ai pu en avoir d’amis partis là-bas. Un pays loin de tout avec une grande diversité culturelle et des paysages à couper le souffle. Je voulais également partir dans un pays anglophone pour parfaire mon niveau d’anglais et acquérir des compétences professionnelles, en vu de mon MDes enseigné en anglais. Je me suis ainsi renseigné sur Swinburne University of Technology à Melbourne. La grande diversité de cours proposée m’a convaincu de choisir cette école, située dans une ville très attractive.

Paul Houbron : Pour moi, l’Australie était une destination de rêve très reconnue au niveau touristique grâce à ses magnifiques paysages, ses villes dynamiques et ses habitants accueillants. De plus, j’avais envie de partir dans un pays anglophone pour améliorer mon anglais. En regardant le site web de l’Université de Swinburne, j’ai été séduit par la présentation des bâtiments, par la diversité des cours proposés et par la ville de Melbourne

Quels types de cours avez-vous suivis ?

Baptiste Riom : Durant mon séjour, j’ai suivi 4 différents cours, en relation à mon parcours de designer produit : Furniture Design (création d’un petit mobilier en bois), Design for Manufacture (Advanced Manufacture : apports techniques sur les procédés de fabrication et d’industrialisation avec la création d’un produit), Design for social responsibility (cours de design axé sur l’aspect social en environnemental du produit) et Product vizualisation (Digital Sketching & Rendering : dessin numérique sur tablettes Wacom).

Paul Houbron : Nous avons suivis les même cours. Design for social responsibility était un cours porté sur le design socialement et environnementalement responsable. Nous avons travaillé à améliorer les conditions de travail des fermiers en Inde. Cela a été une opportunité pour nous de travailler sur le business model, le cycle de vie et l’éco-conception de notre produit tout en mettant les besoins de l’utilisateur et ses ressources au centre. Design for manufacturing était un cours pour apprendre les différents processus de fabrication à l’échelle industrielle et de les mettre en pratique sur un projet de machine à thé. Dans le cours de Furniture design, j’ai pu apprendre à créer mon propre meuble avec des attentes professionnelles et industrielles. Et enfin, le cours de sketch et rendering m’a permis d’améliorer mon dessin sur tablette et mes rendus 3D.

Un projet important que vous avez réalisé pendant le semestre ?

Baptiste Riom : En cours de social design nous avons travaillé sur les agriculteurs en Inde, en analysant les problèmes que cette communauté pouvait rencontrer. Après une analyse et un long travail de veille, j’ai développé un prototype de sac solaire qui alimente une lumière, convertible en table pour permettre aux enfants de ces agriculteurs de travailler dans de bonnes conditions le soir, dans la mesure où ils sont généralement sollicités par leurs parents pour travailler aux champs la journée. Cet aspect du design en analyse avec les ressources locales et le cycle de vie du produit m’a paru tout à fait cohérent par rapport au choix de MDes que j’envisageais, à savoir le programme Sustainable Innovation.

Quelles sont les similarités entre Swinburne University of Technology et L’École de design ?

Baptiste Riom : A l’université de Swinburne, j’ai retrouvé de nombreuses similitudes avec L’École de design, comme la méthodologie de projet en 3 phases, ou encore les outils mis à disposition comme un grand atelier de prototypage ou encore des imprimantes 3D et des tablettes numériques. J’ai également apprécié la pluridisciplinarité des projets sur lequel j’ai travaillé qui était assez cohérent et permettait de m’améliorer sur différents aspects, aussi bien en dessin qu’en réflexion ou en prototypage.

Paul Houbron : Durant les différents projets, j’ai pu retrouver la même méthodologie qu’à L’École de design. Une méthodologie qui reprend la phase de veille, la phase de création et la phase de développement, tout en mettant l’utilisateur au centre des projets. De plus, le fait de retrouver les mêmes logiciels de 3D qu’à l’école et les mêmes outils (tablettes Wacom) a été favorable à une adaptation rapide.

A contrario, quelles sont les différences entre Swinburne University of Technology et L’École de design ?

Baptiste Riom : Une différence notable entre l’université et l’école est la structure et la taille des locaux. En effet, cette université axée sur la technologie possède de très gros moyens en terme de prototypage, un gros plus pour des designers produit. La vie en université est également différente de celle de l’école, avec de nombreux événements sur le campus, un flux de personnes en permanence, qui contribue à rendre le lieu vivant et dynamique. La méthodologie apprise à L’École de design, mettant l’usager au coeur de la conception, à été un plus dans le développement des projets, aspects qui manquait parfois chez les étudiants australiens, comme j’ai pu le voir lors des travaux de groupes.

Paul Houbron : Oui en effet, la principale différence avec L’École de design est la taille des bâtiments. De plus, Swinburne ne se limite pas au design mais comprend aussi les sciences, l’ingénierie, le droit... Le campus universitaire est donc très imposant avec une vie étudiante très active et des ateliers bien plus fournis.

Swinburne University of Technology

Que vous a apporté ce semestre à Swinburne University ?

Baptiste Riom : Ce semestre à l’étranger a été très enrichissant, aussi bien pour des raisons professionnelles que personnelles. J’ai pu découvrir comment était enseigné le design à l’autre bout du monde. Le semestre m’a permis de prendre un certain recul et un regard nouveau sur ce que nous apprenons. Les cours en anglais et la communication ont également été des moteurs d’apprentissage et de débrouillardise. Il faut comprendre et se faire comprendre par un groupe, en défendant ses idées. Cela a été un exercice très formateur qui, malgré notre culture et langue différente, nous permettait souvent de prendre le leadership dans les groupes.

Paul Houbron : Cette expérience m’a apporté de nouvelles connaissances grâce à des cours complémentaires, mais m’a aussi permis d’améliorer mon anglais et prendre de l’aisance en vivant dans un pays et une culture qui n’était pas la mienne.

Qu’est ce que l’Australie vous a apporté ?

Baptiste Riom : Je ne garde de ce séjour en Australie que des aspects positifs. Malgré la distance avec la France, il est très facile de s’épanouir dans une ville comme Melbourne, qui est culturellement très diversifiée et riche. Ce semestre à l’étranger m’a permis de découvrir une culture que je ne connaissais pas et qui m’a tout de suite plu. Les australiens sont très ouverts à la discussion, et jamais nous n’avons eu un sentiment d’insécurité dans la ville. Un moyen de s’intégrer idéal ! Pour finir, je dirais que l’Australie m’a apporté une ouverture d’esprit et un regard sur les choses différent, notamment sur les façons de vivre.

Paul Houbron : J’ai pu voyager et découvrir un pays magnifique en m’entourant de belles personnes pour avoir aujourd’hui une montagne de souvenirs.

Quel programme de cycle master avez-vous intégré ?

Baptiste Riom et Paul Houbron : Nous avons tous les deux intégrés le programme de MDes Sustainable Innovation. Le programme, enseigné en anglais, est en continuité avec notre séjour dans un pays anglophone. Cette formation nous permet de donner un vrai sens aux produits et services que nous allons créer.