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Portrait de futur motion designer : Nathan Tripon

Portrait de futur motion designer : Nathan Tripon

Le design, c’est beaucoup de découvertes. En entrant à l’école, Nathan pensait réaliser des études spécialisées en graphisme. Aujourd’hui, il allie ses différentes passions avec le Motion Design.

Comment as-tu découvert le motion design ?

Je ne connaissais pas le terme de motion design avant mon entrée à L’École de design. J’en avais vu sans jamais me poser de questions sur ce que c’était exactement. Comme beaucoup d’étudiants d’ailleurs, car on a souvent à expliquer ce qu’est le motion design à des gens qui n’en ont, eux aussi, jamais entendu parler. Le motion design n’était pas un rêve de gosse, mais plutôt une très belle découverte. 

Pourquoi avoir choisi la filière motion design pour ton bachelor ? Avais-tu imaginé faire la filière motion design avant d’arriver à l’école ?

En venant à l’école, j’avais pour objectif d’intégrer la filière graphisme. Quand j’ai découvert le motion, via des conférences et le festival "Motion Motion" notamment, j’y ai vu un moyen de rassembler divers domaines au sein d’une même filière : le graphisme, le mouvement, le son ... Ces domaines m’intéressant tous individuellement, j’y ai donc vu une réelle opportunité d’avenir.

Qu’est ce que tu apprécies dans la formation ?

J’apprécie la pluridisciplinarité de l’enseignement, la diversité des domaines abordés, pas seulement l’animation. Il y a également une véritable approche créative, le premier semestre de l’année y étant essentiellement consacré, avant de rentrer dans la partie plus technique de l’animation. Aussi, certaines matières sont assez insolites, notamment des séances de cinéma paradiso pendant lesquels on nous projette différents extraits de films ou court-métrages pendant 2 heures. L’objectif est avant tout de nourrir nos références et notre créativité, sans aucun commentaires ni analyses derrière.

Qu’attends-tu de la formation ?

J’aimerai pouvoir à terme maitriser les différents types d’animations, aussi bien en 2D ou en 3D, en image par image ou par interpolation. J’espère également que le motion design me servira de tremplin vers des projets en lien avec mes différentes passions.

Quel est ton designer préféré ?

Il y a plusieurs studios dans le monde qui m’ont motivé à entrer dans cette filière. Je pense notamment à un studio américain, ManVSMachine, plusieurs fois récompensé pour certains de leurs projets. Ils travaillent essentiellement en 3D, avec des rendus réalistes extrêmement impressionnants. J’aime également beaucoup le studio Golden Wolf, à Londres, pour leur approche plus proche du dessin animé traditionnel, très fluide.

C’est quoi pour toi le storytelling ?

Le storytelling c’est pour moi savoir captiver son audience sur un format généralement court, mais qui peut se montrer ennuyant si inégal ou mal écrit. Savoir raconter une histoire, créer un univers, une ambiance le temps d’un court film est un exercice plus dur qu’il n’y parait.

Quelles sont les vidéos motion que tu apprécies ?

J’ai particulièrement apprécié la campagne de promotion de Nike concernant le Air max Day 2017, un évènement important pour la marque qui a lieu tout les 26 mars. les sneakers étant un domaine qui me passionne, voir différents films réalisés par différents studios dans le monde autour d’un thème qui me parle m’a grandement motivé à poursuivre dans le motion.

Les motions que tu rêverais de développer ?

J’aimerai du coup développer des films autour de domaines qui me passionnent, les sneakers mais pas uniquement. J’aimerai travailler de préférence en image par image, un procédé certes plus long et fastidieux mais que je trouve personnellement plus agréable esthétiquement.

Comment t’imagines-tu dans 5 ans ?

Dans l’idéal, je souhaiterai travailler au sein d’un studio, entouré d’autres motion designers afin de partager une passion commune dans une bonne ambiance de travail. Je préfère cette configuration à travailler directement pour une entreprise, même si les deux expériences doivent chacune avoir quelque chose de différent et d’intéressant à proposer. Le pays m’importe peu, même si j’aimerai idéalement travailler dans un pays comme le Japon dont l’animation est très ancrée dans la culture. J’espère travailler sur des projets qui, encore une fois, ont un lien avec des domaines qui me passionne, dans lesquels je pourrai m’invertir et m’épanouir pleinement.