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Impacts#6 - Inès Le Bihan, alumni 2013, designer cosmopolite

Impacts#6 - Inès Le Bihan, alumni 2013, designer cosmopolite

Entretien avec une designer cosmopolite et passionnée

Après avoir obtenu son diplôme de design bac + 5 et reçu plusieurs prix internationaux dans des concours prestigieux, c’est dans l’univers des objets connectés à destination de la Chine qu’elle exerce mais depuis San Francisco.

"Le design doit raconter une histoire et c’est le designer qui relie les idées entre elles"

Vérifier jour après jour son rythme cardiaque, compter le nombre de pas dans la journée, veiller sur la qualité de son sommeil, le bracelet connecté Amazfit conçu par Inès a la forme particulière d’un disque de jade. Ce produit qui combine céramique et haute technologie est accessible à tous en raison d’un prix de vente très attractif. "Élégant et résistant, ce bijou parle à la Chine mais il est vendu partout dans le monde" explique Inès, designer industriel, dans la filiale d’Huami à San Francisco. "Pour moi, le design doit raconter une histoire et c’est le designer qui relie les idées entre elles" explique Inès qui s’est parfaitement adaptée à la culture chinoise même si elle s’amuse encore souvent de certaines singularités comme " la culture du secret ".

"À la frontière entre le designer et l’ingénieur"

Alors que cette start-up chinoise, spécialisée dans la vente d’objets connectés ne comptait que 3 salariés lors de son recrutement, elle compte à présent 35 personnes en Californie.
La visibilité de cette entreprise sur le marché mondial a d’ailleurs fortement progressé avec près de 40 millions d’objets connectés vendus principalement en Chine.
Grâce à sa parfaite maîtrise de la 3D, le rendu de ses images et sa connaissance du marché des objets connectés, Inès se situe "à la frontière entre le designer et l’ingénieur". D’ailleurs, la plupart de ses fichiers 3D servent directement de moules pour la fabrication des produits en Chine.

"J’aime avant tout travailler sur des objets tangibles dont les phases de développement sont rapides" explique la jeune designer qui se réjouit de "la place considérable accordée aux designers dans cette entreprise".
Parmi les 350 salariés dans le monde, Inès est la seule designer française. "J’ai été prise au sérieux très rapidement dans la société et comme j’étais présente dès la création de la start-up, je pense avoir un vrai pouvoir de décision" constate Inès qui reconnaît toutefois la nécessité "de devoir être toujours convaincante et de faire preuve de discernement. Par ailleurs, mon contact au quotidien avec le PDG du groupe fait que les décisions se prennent vite dans la confiance et l’efficacité".