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Impacts#6 : Clément Faydi, designer interactif chez Adobe

Impacts#6 : Clément Faydi, designer interactif chez Adobe
Clément Faydi dans les locaux d’Adobe à New York

New York et Adobe

Son diplôme de design en poche en 2011, Clément Faydi s’envole pour New York rejoindre Behance, la plate-forme en ligne sur laquelle les créatifs professionnels peuvent présenter leurs travaux.

En 2014, l’entreprise est rachetée par Adobe et Clément intègre donc ce géant des logiciels. Devenu directeur du design, il s’est penché sur l’évolution de cette plateforme devenue Adobe Portfolio. Retour sur ce développement d’un produit utilisé par des millions de personnes.

Dessins et sketches au départ du projet Adobe Portfolio

“Je suis vraiment parti d’une feuille blanche”

Lorsqu’Adobe a racheté Behance” se souvient encore Clément, “nous n’étions à l’époque qu’une start-up d’une vingtaine de personnes”. Ensuite, tout est allé très vite pour ce designer d’interactivité qui dirige aujourd’hui le design et la stratégie de l’application en ligne Adobe Portfolio. Une ascension particulièrement enviable lorsque l’on sait que le groupe Adobe compte plus de 15 000 salariés et que ses produits sont utilisés par des dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde.
À l’origine du projet Adobe Portfolio, je suis vraiment parti d’une feuille blanche” explique Clément qui conjugue au quotidien créativité, méthode et organisation. “Le produit devait être robuste et intuitif. J’ai donc réalisé un cahier des charges entièrement centré sur l’expérience utilisateur d’autant que le public ciblé couvre un champ artistique très large (designers graphiques, photographes, architectes, sculpteurs illustrateurs)”.

Adobe Portfolio est disponible sur tout type d’interface mobile

“C’est le versant très pragmatique de la technique qui prime sur l’esthétisme”

La collaboration très étroite avec les ingénieurs implique une bonne compréhension de leur métier” insiste Clément, “car même si on ne développe pas les produits à leur place, il est impératif de comprendre leur langage”.
Sur ces projets, c’est le versant très pragmatique de la technique qui prime sur l’esthétisme. On peut designer les plus belles chaussures au monde mais si elles ne sont pas confortables, cela ne sert à rien”.
Cette devise justifie pour Clément le temps consacré à l’expérience utilisateur d’autant plus que la moindre modification sur ces applications engendre un impact sur des millions de personnes.

Il faut éviter la moindre déception” précise-t-il “car les utilisateurs doivent rester les meilleurs ambassadeurs de nos produits. La plus-value du produit doit être éprouvée et vérifiée quotidiennement”.
Il ne faut pas être centré que sur le visuel et les apparences pour exercer ce métier” confit celui qui souhaite continuer à évoluer dans le pays du célèbre American Dream... dont il est l’une des incarnations.