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Impacts #5 - Entretien avec Sarah Blondé, alumni 2003

Impacts #5 - Entretien avec Sarah Blondé, alumni 2003

« Finalement, le designer est un créatif ayant les pieds sur terre »

Sur la carte de visite de Sarah Blondé, on peut lire : « happ’iD pour un design concret ».
Et lorsque Sarah présente ses projets, elle revendique une approche globale du design. « Le design doit être ancré dans le réel et accessible à tous » explique Sarah, designer indépendante depuis 2008.
Dans son bureau installé dans un espace de coworking au fond d’une charmante cour du quartier des Olivettes à Nantes, Sarah développe des projets qui relient espace, produit et services. Sollicitée par le groupe Humanis, elle vient de collaborer à la création d’un EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) à Paris.

Une attention particulière a été portée à la fonctionnalité du lieu au regard des déficiences sensorielles des résidents. Afin de se repérer plus facilement dans l’établissement mais aussi à l’extérieur, Sarah a attribué à chaque unité de vie des noms qui évoquent le quartier de Belleville passé et présent. Cette approche globale donne ainsi une véritable identité à un bâtiment flambant neuf et améliore le quotidien des résidents et du personnel.

Un travail sur l’humain et les usages

« Il fallait favoriser au maximum l’autonomie des résidents et que ce soit le plus intuitif possible » insiste Sarah qui a été particulièrement sensible à la dimension humaine du projet. « Je suis avant tout centrée sur l’usage, souligne Sarah, je souhaite rendre les choses contraignantes plus agréables ».
« Mon travail en free-lance me permet une grande diversité de projets » ajoute Sarah qui conçoit aussi bien des commerces que des maisonnettes en bois.
« Il faut toujours être très concret. Pour moi, le design ne doit pas être réservé à une élite », affirme la jeune professionnelle très engagée dans les conseils de développement locaux. « Il doit relier le côté artistique à la réalité. Finalement, le designer est un créatif ayant les pieds sur terre ».

Aux futurs étudiants elle conseille « de se méfier des clichés du design uniquement basé sur l’esthétisme, d’apprendre à travailler en collaboration, d’éviter les préjugés - même si on en a tous ! - et de rester humble. »

Son vœu pour les années à venir est de « continuer à faire plaisir et à faciliter la vie des gens » mais elle aspire aussi « à vivre dans une société moins individualiste, plus ouverte sur l’humain et la confiance. »

Contact :
Maud MEUDIC
Responsable des stages et de la professionnalisation
anciens@lecolededesign.com

Interview :
Arzelle CARON