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Aloïs Gromard, étudiant en 3e année de BDes Design produit

Aloïs Gromard, étudiant en 3e année de BDes Design produit

Aloïs Gromard est étudiant en 3e année de BDes Design produit. Arrivé en admission parallèle à l’école après un cycle d’études en architecture à la Faculté d’Architecture La Cambre Horta à Bruxelles, il se spécialise aujourd’hui en design produit et finira par un MDes basé sur l’hybridation entre les objets, les environnements et les systèmes d’information afin de développer des produits et services innovants. Il nous raconte son parcours et nous présente un de ces projets.

 

© Du côté de chez vous

Peux-tu revenir sur ton parcours d’études ?

J’ai fait un bac scientifique en Ardèche. À l’époque, j’étais très intéressé par l’architecture et le travail de l’espace depuis longtemps. C’est donc naturellement que je suis parti à Bruxelles après l’obtention du Bac pendant 3 ans étudier l’architecture. Après ces trois années j’avais envie d’autre chose et d’apprendre à travailler à une autre échelle que celle de l’espace. J’ai toujours aimé le design et particulièrement le design d’objets. J’ai pris une année pour me préparer aux concours d’écoles de design, voyager un peu et j’en ai profité pour me lancer un petit challenge avec le concours Tremplin Jeunes Talents 2018. Ensuite, j’ai intégré la troisième année de cycle bachelor BDes en Design produit à L’École de design Nantes Atlantique.

 

Pourquoi avoir choisi de rejoindre L’École de design ?

Je suis allé aux portes ouvertes de L’École de design en 2018 et j’ai trouvé l’approche industrielle des étudiants en design produit très intéressante. C’était une approche que je ne connaissais pas et que je voulais développer et apprendre. En plus, plusieurs amis en design produit étudiants dans d’autres écoles m’ont conseillé d’aller à L’École de design Nantes Atlantique. Je vois L’École de design comme un endroit pour explorer et expérimenter.

 

© Du côté de chez vous

Tu as participé au Tremplin Jeunes Talents 2018 organisé par Du Côté de Chez Vous, label de créativité de Leroy Merlin. Qu’espérais-tu de ce concours ? Quel est le projet que tu as présenté ?

J’ai vu ce concours comme un challenge et en quelque sorte mes premiers pas dans le monde du design d’objet, même si j’avais déjà un peu l’habitude de bricoler chez moi pour créer des lampes ou du mobilier. Pour ce concours, j’ai donc présenté mon projet Peacock, un paravent modulable et graphique qui se déploie par un jeu de rotation et qui permet plusieurs degrés d’intimité.

© Du côté de chez vous

Qu’est ce qui t’a inspiré Peacock ?

J’ai toujours eu une approche assez artistique pour mes projets. Des œuvres artistiques comme les mobiles de Calder ou les peintures d’Alexandre Rodtchenko m’ont inspiré ce projet design. J’ai toujours aimé travailler la modularité en créant une interaction avec l’individu. J’ai donc intégré cette modularité dans mon processus de recherches et d’inspiration.

© Du côté de chez vous

Comment as-tu avancé dans ce projet (recherche, matériaux, prototypes…) ?

J’avais 2 mois pour réaliser un prototype fini. Il y a eu plusieurs phases. Une première phase de recherche sur les matériaux : Comment est-ce que j’allais fabriquer ma structure (bois, Plexiglas), les pieds et le revêtement ? Je voulais travailler avec du feutre dès le départ pour le côté doux et calme de ce textile. Ensuite, il y a eu une phase de tests au niveau de la résistance des pieds, du système de rotation et de charnières qui intègrent un système aimant. Cette phase de test a pris beaucoup de temps. J’ai rencontré plusieurs artisans et professionnels pour qu’ils me conseillent. Ensuite est venue la phase de fabrication du prototype final avec les matériaux et les procédés que j’avais choisi auparavant.

© Du côté de chez vous

Qu’est-ce que t’a apporté la participation à ce concours ?

Ce tremplin m’a beaucoup apporté, car c’était une première expérience dans le monde du design d’une part, mais il m’a permis aussi de rencontrer beaucoup de personnes différentes. J’ai eu la chance de pouvoir exposer mon projet Peacock à la Design Parade 2018 qui avait lieu à la Villa Noailles à Hyères et aussi pendant une semaine à la Paris Design Week, ce qui m’a permis d’acquérir une certaine visibilité et de faire beaucoup de rencontres intéressantes.

Tu es aujourd’hui en 3e année de BDes Design industriel. Qu’apprécies-tu dans la formation proposée par l’école ?

Ce que j’apprécie le plus dans la formation BDes en Design industriel proposée à l’école, c’est l’apprentissage de l’aspect technique et industriel. Le fait de pouvoir avoir accès à un atelier et d’expérimenter différentes techniques de fabrication est vraiment intéressant. J’aime aussi les cours comme le marketing ou l’éco-gestion qui permettent de découvrir un autre aspect du design essentiel pour le développement d’un projet.

Y a t’il un projet / workshop qui t’es particulièrement marqué ?

J’ai trouvé le workshop chocolat intéressant car c’était vraiment différent de ce que j’ai pu faire. Nous avons pu travailler le packaging et quelque chose qui va être mangé et dégusté. Nous avons aussi réalisé un projet qui devait être fabriqué en céramique et bois. J’ai donc pu apprendre à travailler la céramique.

Qu’imagines-tu suivre comme programme de cycle master ?

J’ai choisi d’intégrer l’année prochaine le MDes Tangible UX Design pour apprendre à concevoir des produits et des services innovants dans divers domaines, qui sont basés sur une hybridation des objets, des environnements et systèmes d’informations. J’attends de ce programme de cycle master la découverte de nouvelles façons de créer et de concevoir un objet, un service, à travers le numérique et les interfaces. J’aimerais ainsi pouvoir enrichir et élargir mes connaissances et mon champ de vision dans un nouveau domaine du design.