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Ackapol Lamuang, Information Designer thaïlandais

Ackapol Lamuang, Information Designer thaïlandais
Ackapol Lamuang

Après un bachelor en design industriel et quelques années d’expérience en tant que designer créatif en Thaïlande, Ackapol Lamuang a choisi de renforcer ses connaissances en matière de graphisme et de design visuel en mettant l’accent sur le design UX et UI. C’est ainsi qu’il a rejoint L’École de design pour suivre le programme MDes Information Design. Ackapol a décroché son diplôme en 2018 et est retourné en Thaïlande pour travailler à l’Université de Khon Kaen. Portrait d’un jeune designer international.

Qu’est-ce qui t’a amené à étudier le design ?

Lorsque j’étais jeune, s’il y a bien une chose dont j’étais sûr, c’est que j’aimais dessiner et colorier. Quand j’étais d’humeur créative ou que j’imaginais quelque chose, mes doigts remuaient toujours dans les airs comme un dessin magique. J’ai réalisé que j’aimais l’art et la créativité. Partant de ce constat et convaincu de mes capacités en la matière, j’ai choisi d’étudier le design.

Comment as-tu choisi ton cursus de bachelor ?

Choisir son bachelor ne consiste pas seulement à opter pour une voie en fonction de ce que l’on aime ou pas. Il est essentiel de réfléchir longuement à son avenir. À l’époque, mon futur professionnel était très flou. Je ne m’imaginais pas ingénieur, scientifique ou artiste. Je savais seulement que j’aimais la créativité et que je voulais exploiter les connaissances acquises en sciences et en mathématiques au lycée. J’ai donc choisi une voie intermédiaire et ai commencé à étudier le design industriel.

Ce cours m’a appris les bases du design au cours de la première année, notamment dans le domaine du design de produits, du design d’intérieur, de la création de mode, de la création céramique et du graphisme. Après cela, je suis devenu passionné de design visuel et de graphisme. Ce cursus m’a en outre donné la formidable opportunité de parfaire mes compétences grâce à une bourse d’études qui m’a permis de participer à un atelier de trois mois à l’Université de Newcastle en Australie dans le cadre d’un programme d’échange d’étudiants. Je suis ensuite revenu au projet de conception final pour développer une image, une identité de marque, afin de promouvoir des événements locaux. J’ai terminé mes études de bachelor en architecture (design industriel) avec mention à la faculté d’architecture de l’Université de Khon Kaen, en Thaïlande.

Après avoir décroché ton bachelor en architecture et design industriel à l’Université de Khon Kaen en Thaïlande, tu as commencé à travailler. Qu’as-tu fait et où ?

J’ai immédiatement décroché un emploi en tant que designer créatif chez Double A, une société cotée en bourse dont le siège social est établi en Thaïlande et où je suis resté 4 ans. Mes missions étaient la création de l’identité de marque et la conception des supports publicitaires pour des filiales dans des secteurs comme le papier, les parcs industriels, les centrales électriques et le transport. J’ai dû étudier différents groupes cibles afin de produire les résultats satisfaisants attendus dans les temps. Dans le cadre de ces missions, j’ai eu l’occasion de travailler avec des personnes compétentes qui m’ont beaucoup soutenu et m’ont aidé à améliorer mes capacités d’analyse, mon éthique au travail, ma capacité à travailler en équipe, mon écoute face à des point de vue divergents, et m’ont appris à coopérer et à faire preuve de diplomatie pour trouver la meilleure solution. J’ai également appris à produire un design remarquable, utile et adapté aux groupes cibles, à me maintenir informé des tendances mondiales et à appliquer dans mon travail des technologies afin d’optimiser mon efficacité.

Qu’est-ce qui t’as motivé, après 4 ans, à suivre un master en design ?

Je me demandais à l’époque comment il me serait possible de réaliser des créations qui se démarquent et qui soient utiles aux clients. La communication par le design visuel a toujours constitué un challenge, l’observation et l’expérimentation sont donc essentielles pour produire des créations percutantes. Aujourd’hui, le marketing numérique joue un rôle important dans la communication et fait désormais partie intégrante de la vie des gens. Dans ce contexte, une conception interactive conviviale devient essentielle dans la communication numérique. Désormais, les canaux de communication permettent aux clients de communiquer directement et de manière sélective, ce qui permet de comprendre leur état d’esprit et leurs perceptions. Pour le quotidien des clients, il est important de produire un design qui réponde efficacement à leurs exigences, par exemple en termes de convivialité et de praticité. C’est ce qui m’a amené à vouloir me perfectionner dans le cadre d’un programme de design visuel et graphique, englobant le design UX et UI et le design centré sur l’individu.

Pourquoi à l’étranger ? Pourquoi en France ? Et pourquoi à L’École de design ?

Il existe de nombreux masters de design en Thaïlande, mais aucun d’entre eux ne me permettait de développer simultanément le domaine de la communication visuelle sur les plateformes numériques en réunissant expérience utilisateur, interface utilisateur et design d’interactivité. C’est la raison pour laquelle je me suis renseigné sur les programmes proposés en France dans lesquels l’économie, la pédagogie, la mode et le design occupent une place importante. Le programme MDes Information Design de l’École de design Nantes Atlantique, qui fait partie des dix meilleures écoles de design européennes et est réputée pour le design visuel (source : blog ZD), m’intéressait tout particulièrement. Ce programme consiste à étudier les représentations graphiques, le data-journalisme et la création de services innovants.

Que penses-tu du programme Information Design que tu as suivi ?

Après avoir découvert en détail le programme Information Design sur le site Internet de l’École, je n’ai pas hésité à postuler. Ce programme fournit tous les outils nécessaires concernant les méthodologies de design, les logiciels numériques, l’expérience utilisateur et l’interface utilisateur. J’ai apprécié jouer avec les représentations graphiques et les interprétations de la sémiotique et des métaphores. En outre, l’École organise de nombreux ateliers dans le domaine de la conception de services, l’immersion en 3D, la projection de l’éclairage et la visualisation de données comme Datalogy, en collaboration avec des partenaires locaux dans le cadre de différents projets. Au Digital Culture Design Lab, mes camarades et les formateurs se sont toujours montrés sympathiques et amicaux. Nous partagions les mêmes objectifs : développer notre professionnalisme et répondre aux besoins du marché.

Que t’ont appris ces 2 années à l’étranger ?

J’ai beaucoup appris en étudiant en France, et notamment à me développer et à évoluer en tant que personne, à gagner en assurance, et à développer mon ouverture d’esprit et un certain sentiment de liberté. L’un des principaux avantages de ce programme a été l’opportunité de rencontrer de formidables amis du monde entier qui m’ont aidé à faire ressortir le meilleur de moi-même. Ils m’ont aidé à me rappeler qui je suis, même lorsque je l’oubliais parfois moi-même. Durant cette formation, j’ai appris à utiliser différentes méthodologies de design. Pour mon projet de fin d’études, j’ai développé une application mobile dans le but d’aider les étudiants internationaux en France qui ont des difficultés à s’adapter à la culture française. Je me suis renseigné auprès de diverses institutions et organisations en France, j’ai cherché et questionné des utilisateurs, créé des maquettes conceptuelles et des prototypes, et ai testé la convivialité. J’ai eu des retours très positifs d’utilisateurs et de partenaires. Il n’a pas été facile de développer un réseau avec mon niveau élémentaire en français. J’ai néanmoins été aidé par des personnes du Digital Culture Design Lab et par des partenaires locaux. J’ai aussi été très surpris d’entendre mon formateur me dire : « Vous avez été le meilleur en Information design cette année » lors de mon dernier jour à Nantes, avant mon retour en Thaïlande. J’ai en effet obtenu les meilleurs résultats dans ce domaine et ai terminé ma formation avec mention.

Que dirais-tu aux étudiants internationaux désireux d’étudier à L’École de design ?

Je leur recommande fortement d’étudier dans cette école. Non seulement, les formations proposées les aideront à développer leurs compétences en design dans le domaine de la culture et des technologies numériques, mais elles leur permettront aussi de découvrir de nouvelles cultures, de nouer des amitiés et de découvrir le mode de vie à la française. L’école propose des cours de français, un excellent système de parrains/marraines aux petits soins pour les étudiants et des activités internationales.

Tu viens d’être diplômé en Information Design à L’École de design. Que fais-tu actuellement ? Qu’imagines-tu faire dans 5 ans ?

Je suis actuellement maître de conférences en design à la faculté d’architecture de l’Université de Khon Kaen en Thaïlande. Mon rêve était d’étendre mes connaissances en les transmettant aux nouvelles générations, en développant leurs qualités humaines et en design. En tant qu’ancien étudiant français ayant bénéficié d’une bourse d’études franco-thaïlandaise ou du système Campus France, j’ai pu saisir les meilleures occasions d’étudier en France. Je souhaiterais en retour partager des informations utiles et mon expérience avec d’autres étudiants thaïlandais. Dans cinq ans, je serai peut-être de retour en France ou quelque part en Europe, effectuant un doctorat pour relever de nouveaux défis et développer encore mes compétences. Voilà ce qui me stimule.