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Quatre représentants de la "génération Y" à...actualité suivante :
Séminaire de création de dispositifs interactifs
Nouvelles mobilités : les enjeux du programme
Après une expérience de plus de 20 ans dans le design automobile, Christian van Oost, Responsable du groupe de recherche Nouvelles mobilités, nous présente ici sa vision de la mobilité urbaine de demain. Il explique aussi les rouages de cette formation aux confins du design, de l’ergonomie et de la sociologie…
La ville aujourd’hui
Quand je regarde la ville aujourd’hui, j’ai l’impression parfois d’être au début du siècle dernier, au début de l’ère industrielle. Je ne vois que ferraille, bruit, gaz mal odorant, danger… Comme au début du XXè siècle, la ville me semble inhumaine, tout est voué aux machines (bus, tram, voitures, camions, motos…) et les machines tuent toujours les hommes. Les gens sont écrasés par cette ferraille mobile, les enfants asphyxiés par les gaz malodorants et les gens stressés d’être coincés dans des embouteillages monstres…
L’homme est au service des machines et non les machines au service de l’homme. Comme nous avons connu une révolution industrielle au début du XXè siècle, toute évolution en terme de mobilité urbaine n’est plus possible, il nous faut une révolution…
Une ville statique n’est pas une ville, c’est une ville morte. Une ville n’est vie que s’il y a des échanges, du mouvement, de la mobilité. Nous sommes rendus à un stade où tout est à inventer ou à réinventer (modes de communication et de déplacement, relations entre les habitants, etc) En réinventant la mobilité, nous réinventons la ville…
La gestion des flux et des espaces
L’espace dans la ville n’est pas extensible, il faut donc mieux l’utiliser. Jusqu’à ce jour, ce que nous avons trouvé de mieux pour gérer les flux, donc la fluidité, c’est de faire des routes toujours plus larges. Nos villes ne sont donc aujourd’hui que de grands boulevards de bitume, engorgés de véhicules polluants aux performances extraordinaires, assemblés en longues files immobiles… Et comme la population ne cesse de croître, nous construisons de nouveaux véhicules, toujours plus gros et plus puissants. Ils ne transportent toujours qu’une seule personne et viennent se rajouter aux autres grâce à de nouvelles bandes de bitume…
Vers une ville sans voiture
Il faut donc repenser complètement nos modes de déplacement en inventant de nouveaux moyens de déplacement qui remettent l’homme au centre de la ville. Dans le groupe de recherche Nouvelles Mobilités, nous avons identifiés 3 axes majeurs de développement :
- "Une ville sans voiture", où l’on imagine les nouveaux modes de déplacements, la nouvelle structuration de la ville et ses aménagements,
- "Se déplacer autrement", où l’on travaille le bien être de l’homme dans ses déplacements, la qualité du déplacement et notamment comment transformer un moment de "non vie" en un moment utile et agréable,
- "Les déplacements contraints", où l’on étudie notamment l’impact des marchandises, le déplacement des personnes à mobilité réduite, des personnes âgées, des personnes avec des colis.
Créer des modèles et faire de la recherche
On ne peut pas casser les villes existantes. Refaire une ville à partir de zéro est toujours plus facile que de transformer une ville existante... On ne pourra pas refaire toutes les villes, mais en réfléchissant à des modèles de villes, on pourra mieux comprendre comment faire évoluer les villes existantes et peut-être éviter les erreurs du passé. Étudier les populations, étudier les flux de déplacement et de communication, comprendre l’homme et ses besoins, créer des modèles… c’est déjà faire de la recherche.
Des équipes pluridisciplinaires qui travaillent en "groupes projet"
Pour réaliser ces travaux de recherche, nous nous appuyons sur les compétences des différents métiers enseignés à l’École de design Nantes Atlantique, à savoir :
- le design produit,
- le design d’espace,
- le design d’interface,
- le design graphique.
Mais l’enseignement est aussi ouvert aux étudiants étrangers et dispensé dans les 2 langues (anglais & français).
Autant que faire se peut, les étudiants travaillent en "groupes projet". Mélangeant ainsi les compétences et les métiers pour développer un projet commun, ils apprennent à se responsabiliser au sein du groupe et à travailler avec des méthodes professionnelles. Pour certains projets, des compétences extérieures (marketing, techniques…) sont ajoutées via des partenariats avec d’autres écoles.
Des résultats visibles
Ce mode de fonctionnement semble porter ses fruits puisqu’une équipe vient de gagner le concours Dream4car avec un projet axé sur la livraison urbaine en centre ville.
Christian van OOST
Responsable du groupe de recherche Nouvelles Mobilités
À lire également :
Programme Nouvelles mobilités : Mélanie Lévêque revient sur son expérience
Programme Nouvelles mobilités : témoignage des gagnants du concours iD4car
Plus d’informations sur notre formation en Nouvelles mobilités (années 4 et 5)
Quelques références bibliographiques sur les nouvelles mobilités :
- Mobilités.net : Villes, transports, technologies face aux nouvelles mobilités – de Daniel Kaplan et Hubert Laffont
- Pour une mobilité plus libre et plus durable – de Daniel Kaplan et Bruno Marzloff











