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Programme Mutations du cadre bâti : Caroline Saier revient sur son expérience
Caroline Saier a suivi un 1er cycle en design produit, puis elle a intégré le programme thématique Mutations du cadre bâti, en 2009. Désormais en 5e année, elle nous livre ses impressions sur le programme et sur son projet de fin d’études, le fauteuil éKosse.
Caroline Saier, votre projet porte sur l’usure des objets. Qu’est-ce qui vous a entraîné sur cette thématique ?
Je suis arrivée à la thématique de l’usure après de longues tergiversations sur différents sujets qui suscitaient ma curiosité de designer. En effet, ce projet reflète une démarche personnelle : je suis partie de la question de la dématérialisation des objets pour parvenir à une interrogation sur le comportement des objets dans le temps, qui intègre les relations entre l’homme et l’objet, la matérialité des objet, la banalité, le quotidien...
Quelles questions ce thème pose-t-il au designer ? Comment un designer produit peut-il intervenir sur le cadre bâti ?
Le thème de l’usure de la matière des objets renvoie à plusieurs problèmatiques liées à la perception de l’objet. J’ai, avant tout, cherché à comprendre comment l’utilisateur considère un objet qui s’use.
Mon positionnement de designer pour éKosse consiste à trouver une solution qui permette de valoriser la vision de la matière qui s’use en y ajoutant une valeur ajoutée de bien-être ; sans toutefois perdre les valeurs symboliques qui tissent le lien entre l’homme et son mobilier.
Avez-vous contacté des ressources extérieures à l’école pour mener à bien votre projet ?
Je suis persuadée que le designer ne peut aboutir à un projet seul. Pour ce projet, je me suis inspirée des travaux de différentes personnes comme Jean-Louis Frechin ou Jean Beaudrillard qui m’ont permis de trouver des terrains d’action pertinents.
J’ai également travaillé avec Pascal Gentil qui travaille à L’Innovathèque de Paris et qui m’a été d’une aide précieuse sur le plan technique (résistance des matériaux, compatibilité, durée de vie...).
Quelles ont été vos sources d’inspiration pour créer le fauteuil éKosse ?
Mes inspirations ont été multiples. Je m’intéresse particulièrement au savoir-faire, aux détournements en tous genres, aux travaux sur la matière d’autres designers comme Judith Seng, Tasmin Van Essen, 5.5 designers, Mariana Toccoral... Mais le principal fil conducteur pour ce projet reste l’idée de temporalité. Si le temps est une contrainte, c’est aussi un ingrédient non négligeable !
Où êtes-vous actuellement en stage ?
Une partie intéressante du projet de fin d’études est la réflexion sur sa carrière. J’ai ainsi pu envisager les aux différentes orientations professionnelles qui s’offraient à moi. C’est grâce à cette démarche que je suis parvenue à me positionner. Je suis actuellement en stage à Berlin chez la designer Judith Seng que j’ai découverte à l’occasion de mon travail sur éKosse. Je travaille avec elle sur les différents projets qu’elle méne, ainsi que sur les taches annexes d’un atelier de design.
À lire également :
Le programme Mutations du cadre bâti
Ailleurs sur le web :
Le site Internet de Judith Seng











