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Mutations du cadre bâti : Laëtitia Dupé revient sur son expérience
Après un 1er cycle en design produit, Laetitia Dupé a intégré le programme thématique Mutations du cadre bâti en 2009. Désormais en 5e année, elle nous livre ses impressions sur le programme et sur son projet de fin d’études, un module récréatif pour le jardin...
Laetitia Dupé, pourquoi avez-vous choisi d’intégrer le programme Mutations du cadre bâti ?
Bien qu’ayant choisi de me spécialiser en design produit lors de mon cursus, j’ai toujours été intéressée par le design d’espace et ses problématiques connexes. J’ai notamment fait mon stage de 3e année dans une entreprise qui travaillait sur les surfaces commerciales. Le programme Mutations du cadre bâti fut donc une opportunité de plus pour creuser le rapport objet/espace.
Dans le cadre de votre projet de fin d’études, vous avez décidé de travailler sur la fonction récréative du jardin. Qu’est-ce qui vous a amené à travailler sur ce thème ?
Le jeu est une thématique à la fois captivante et délicate ; il y a beaucoup de normes à respecter. J’ai choisi ce sujet en fonction de mes intentions professionnelles. En effet, je souhaite par la suite investir l’univers de l’enfance, et plus particulièrement celui du jouet. Le jardin est un "terrain de jeu" idéal car il offre une grande liberté de mouvement à l’enfant.
Vous avez fait une étude de l’existant et des besoins. Quelles sont les envies des enfants en termes de pratiques récréatives ?
La cible retenue est la famille, et plus restrictivement, l’enfant de 4 à 9 ans. À cet âge, il est en phase de découverte de l’espace par le corps. Il aime se confronter au risque et se lancer des défis pour définir ses propres limites. J’ai orienté mes recherches vers la "cabane pour enfant", et plus largement, comme le dit Bourdieu, vers "un dedans dans le dehors".
Vous venez de valider l’étape de conceptualisation. Pouvez-vous nous présenter les 3 concepts que vous avez définis ?
Lors de mes recherches, j’ai constaté que l’esthétique des produits existants (couleurs vives, matériaux plastiques, aspects de surface artificiels) et leurs usage limité (simples abris dont l’enfant se lasse vite) freinaient souvent l’acte d’achat chez des particuliers pourtant désireux d’investir dans un équipement de jeu pour leur jardin.
Lors de la phase 2 du projet, j’ai proposé 2 concepts. L’un consiste en un rapprochement "physique" avec la nature (cabane accrochée à un tronc d’arbre ou enfouie dans la terre) et l’autre est une cabane modulable sous la forme d’un jeu de construction de plein air. Actuellement, je développe ce deuxième concept.
Vous êtes en double diplôme avec l’Institut d’Économie et de Management de l’Unversité de Nantes. Cela a-t-il une incidence sur votre projet de fin d’études ?
La double formation me permet globalement de rendre mon projet plus crédible sur le plan commercial. Grâce à un business plan élaboré dans le cadre de l’IEMN-IAE, j’ai pu convaincre des partenaires, des investisseurs (et moi-même !) de l’intérêt réel du produit développé. Analyser le marché, chercher les moyens financiers pour être rentable, établir un planning et définir les risques : autant d’actions qui aident à concrétiser ses idées. Le projet de diplôme préparé pour L’École de design nourrit le business plan de l’IEMN-IAE et vice-versa.











