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Forum Green & Connected Cities au Parlement européen de Strasbourg
Invité par le cluster Green & Connected Cities, L. Neyssensas a présenté la démarche de l’école en terme de développement durable, et l’apport du designer d’interactivité dans la conception d’outils facilitant la prise de décision et l’adoption de nouveaux comportements moins nuisibles à l’environnement.
"Expérimenter et faire vivre des initiatives innovantes et opérationnelles pour la ville durable et connectée"
Animé conjointement par ACIDD et Grenoble Ecole de Management, le Cluster regroupe 21 villes et territoires urbains connectés et durables d’Europe et de Méditerranée, l’objectif étant de répondre de manière opérationnelle aux grands défis et enjeux sociétaux et environnementaux des villes du 21e siècle. Par une démarche originale, d’échanges croisés et transdisciplinaire, le Cluster Green & Connected Cities regroupe un ensemble de villes, d’entreprises, d’experts, de chercheurs, d’associations et d’institutions en européennes et méditerranéennes afin de créer, expérimenter et faire vivre des initiatives innovantes et opérationnelles pour la ville durable et connectée.
Ce processus fait la part belle aux technologies numériques, pour créer des outils facilitateurs et induire des changements de comportement chez les citoyens. Lors du lancement de la phase opérationnelle du cluster à Bordeaux en juillet 2009 le travail s’est concentré sur l’expérimentation d’Ecocentres 2.0, lieux urbains, évolutifs et innovants pour soutenir l’innovation économique, culturelle et sociale dans une ville durable.
Une réflexion collective sur les usages et comportements dans la ville
La 2e rencontre, dans le cadre imposant du parlement européen, a pris la forme d’un forum alternant conférences plénières et ateliers. L’objectif de ces derniers était, dans la lignée du travail entamé, de construire, imaginer et proposer des scénarios, de définir des agendas d’action et de créer une dynamique de confiance et de rencontre.
Mon intervention avait pour cadre l’atelier sur les usages et comportements dans la ville.
La mise en oeuvre d’un développement véritablement durable, on le sait, n’ira pas sans de vrais changements de comportement. Les individus, les entreprises, les collectivités locales, les associations, les établissements d’enseignement doivent adopter de nouveaux modes de fonctionnement, de nouvelles habitudes (dont le travail à distance), de nouvelles hiérarchies moins verticales, des prises de décision plus efficientes…
Dans une démarche de développement durable, le designer a un rôle capital à jouer. Il doit accompagner ce changement. Par une approche globale (espace, produit graphisme et interactivité) il met en place un ensemble d’actions dont le cumul provoque un changement de comportement naturel et non contraint, tout en respectant une réalité économique. Le designer d’interactivité, quant à lui, intervient sur la mise en place d’outils de mesure (capteurs, indicateurs de consommation, smart metering1), sur l’affichage d’informations et l’aide à la prise de décision.
La place du design d’interactivité dans une démarche éco-citoyenne
Par ailleurs, Internet, le web 2.0, les métaverses2, les serious games3, le datataintment4 et l’infovisualisation sont autant d’outils pour expliquer, simuler, aider à adopter de nouveaux comportements. Ce forum à été l’occasion de présenter et préciser les fonctions du designer perçu bien trop souvent dans sa dimension stylistique ou environnementale mais assez peu dans sa dimension "services".
Ce forum organisé en parallèle à celui de Copenhague a permis des rencontres enrichissantes et des perspectives de solutions, le travail du cluster s’ajoute aux différentes initiatives des pôles de compétitivités et des collectivités territoriales pour provoquer des rencontres transdisciplinaires, sortir des schémas classiques, des modèles de décision, de management , d’inspiration, d’économie… de vie, somme toute. Modèles qui s’essoufflent et ne parviennent plus à produire une innovation originale, plaisante et durable.
Enseignant et responsable veille design d’interactivité
1 Le terme de métavers (de l’anglais metaverse, contraction de meta universe, c’est-à-dire méta-univers) provient du roman Snow Crash en français ”Le Samouraï Virtuel“, écrit par Neal Stephenson en 1992. Il est maintenant largement utilisé pour décrire la vision qui sous-tend les développements en cours sur les univers virtuels 3D totalement immersifs.
3 ou "jeu sérieux" est une application informatique qui combine une intention sérieuse, de type pédagogique, informative, communicationnelle, marketing, idéologique ou d’entraînement avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo ou de la simulation informatique.
2 Mot valise entre data et entertainment crée par Grégoire Cliquet. responsable pédagogique design d’ interactivité, années 2 & 3. Plus d’infos ici.











