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China Campus (1/3) : Q. Tableau revient sur son expérience
Quentin Tableau entame sa 5e année à l’école. Avide de se confronter au contexte chinois, il suit le programme Design et interculturalité à Qingdao. Il nous livre ses impressions sur cette nouvelle formation...
1. Quand avez-vous décidé de partir suivre le cursus en Chine ?
J’ai pris cette décision en 2e année. Quand ce projet nous a été présenté, il m’est tout de suite apparu comme un moyen d’étoffer mon CV et mon expérience. Ensuite, en voyant les opportunités de stage qui s’offraient à moi, rien que sur la ville de Shanghai, je me suis dit qu’il serait dommage de passer à côté.
2. Dans quelle entreprise (quel service) avez-vous fait votre stage de 4e année ? Quelles étaient vos missions ? Qu’avez-vous pensé de cette expérience ?
J’ai effectué mon stage chez Atelier Forever, une agence de design franco-finlandaise basée à Shanghai. Si j’y ai travaillé sur un large panel de projets, du mobilier au packaging, les plus remarquables restent ceux de design d’espace, dont un a été réalisé à Shanghai. Lors de ces missions j’ai appris ce qu’était un suivi de projet, le travail en aval, une fois le concept présenté au client.
L’autonomie accordée et la confrontation directe avec un client, (jusque-là je n’avais affaire qu’à des équipes créatives) a énormément enrichi ma vision du métier de designer.
Je renouvellerai cette expérience, car je pense qu’en Chine le champ des possibles ets plus vaste que dans des entreprises françaises. Ici tout va vite, et il faut se mettre dans la peau d’un professionnel. On oublie très vite qu’on est stagiaire.
3. Parlez-vous chinois ? Est-ce nécessaire pour travailler ou vivre en Chine ?
J’ai pris quelques cours de chinois avant de partir, juste pour apprendre les bases : "Bonjour", "merci" et diriger un taxi... Je pensais qu’avec si peu de vocabulaire il me serait difficile de trouver mes marques dans un pays aussi grand. Mais finalement, le travail se déroule majoritairement en anglais, le chinois n’est que très peu employé dans le type d’entreprises où nous sommes amenés à travailler. Et celles qui traitent avec des clients chinois ont généralement des interprètes. Il n’est donc pas nécessaire d’être bilingue pour exercer une activité professionnelle ici.
4. L’année dernière, vous avez travaillé sur un projet avec Hisense. Comment s’est passé le travail avec le partenaire chinois ? En quoi cette expérience était-elle différente d’un partenariat avec une entreprise française (ou occidentale ?)
Ce projet était vraiment très intéressant pour 2 raisons. Nous pouvions apporter notre connaissance du marché européen, tout en nous nourissant du contact avec l’entreprise chinoise Hisense, qui cherchait à s’y implanter.
Cela a été l’occasion de mettre en pratique, de façon professionnelle, un brief, un projet, et sa présentation devant un client. Je pense que ce projet nous a ouvert une voie vers la compréhension d’une entreprise chinoise, et vers la façon de communiquer avec elle. Car, si le projet ne change pas fondamentalement, la culture n’est pas la même. Il faut réussir à montrer en quoi le projet ne sera pas le même en Europe qu’en Chine, tout en restant pertinent.
5. Pouvez-vous nous parler de votre projet de fin d’études ? Quelle est la dimension interculturelle de ce projet ? Lors de sa réalisation, quelles ont été les personnes ressources ? Comment avez-vous effectué (et auprès de qui) les tests utilisateurs ?
Mon projet de diplôme est basé sur l’artisanat chinois. J’ai décidé de m’intéresser à la laque, technique traditionnelle chinoise. Mon but est d’utiliser le savoir-faire artisanal et ce matériau comme moteur d’innovation.
Ayant choisi d’orienter mes recherches vers l’ameublement et la décoration, j’ai contacté des responsables de marques en Chine, pour comprendre leurs démarches marketing. Je me suis aussi tourné vers des spécialistes, aavnt de partir, une semaine durant, dans une université expérimenter les méthodes traditionnelles de laque.
6. Comment se passent vos études en Chine ?
L’ambiance générale des études est bonne. Notre groupe étant réduit, nous pouvons travailler sur des projets personnels tout en ayant un suivi. La situation de la ville nous permet de nous rendre assez rapidement à Beijing ou Shanghai pour des rendez-vous, ce qui facilite nos démarches. De plus, la Chine regorge de voyages à faire, qu’il nous sera sûrement impossible d’épuiser.
7. Comptez-vous travailler en Chine une fois le diplôme en poche ?
Je pense rester quelques années ici, dans une ville comme Shanghai ou Beijing. J’aimerais travailler dans une entreprise internationale basée ici, car une telle expérience interculturelle pourra me servir d’atout. Et puis pourquoi pas découvrir un autre pays par la suite.
À lire également :
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Programme Design et interculturalité (Chine)
Ailleurs sur le web :
Site Internet de l’entreprise HIsense
Site Internet de l’agence Atelier Forever











