L’École de design Nantes Atlantique

04/02/2010

Marie Le Gac a obtenu son diplôme de design en 2006. Au fil d’expériences remarquables et variées, elle s’est orientée vers la réalisation de projets soucieux de l’environnement. Retraçons ce parcours…

 

 

Prototype du baromètre urbain Pietra exposé au salon du Meuble de Milan 2004 - Concours International Pietra.

Dès ses premiers projets réalisés dans le cadre de L’École de design, Marie éprouve le besoin de connaître et étudier le biotope du produit. Le cahier des charges est alors décortiqué, étudié sous diverses facettes qu’elle observe à travers les yeux d’autres corps de métier. Pour elle, le designer doit cultiver la modestie et surtout la curiosité nécessaire à l’assemblage de données venant de toutes parts. La méthodologie de travail enseignée à LÉcole de design lui permet ainsi de prendre le recul nécessaire sur les acquis glanés au long d’un projet afin de dégager la solution adaptée. Ainsi, lors d’une compétition internationale, elle réalise un projet de baromètre urbain pour la société Pietra, qui souhaite revaloriser l’image du mobilier de pierre. Prix et prototype sont exposés au Salon du meuble de Milan en 2004.

Réalisation d’un vase de cristal Baccarat. 2004. Photo

Elle poursuivra son ascension en Italie, lors d’un stage de 6 mois à Milan qui lui offrira l’opportunité de travailler avec Emmanuel Babled, designer verrier réputé. Aux côtés des plus grands (Baccarat, Venini et les souffleurs de verre de Murano), elle apprendra le déterminisme de la technique sur la conception du designer. Dès lors, cette approche ne la quittera plus.

Urne végétale – Projet de diplôme. 2006.

L’objet porteur de sens

Les graines de sa carrière sont plantées. Le projet de diplôme de Marie suscite des polémiques, des émotions. Soucieuse d’apporter, à travers son métier, des réponses à des problèmes de société, elle travaille sur une urne funéraire végétale. Ce sujet qui ne laisse pas indifférent, ajouté à une démarche et un rendu irréprochables, lui récolteront les félicitations du jury.

Le végétal restera présent dans sa carrière puisqu’elle se consacrera, lors du stage de fin d’études effectué chez le designer français Alexis Tricoire, à la scénographie de l’exposition du célèbre botaniste Patrick Blanc. D’impressionnantes structures conçues par le studio, mêlant eau, éclairage et électricité pour illustrer des phénomènes botaniques.

Les flûtes aux rhéophytes – Exposition Folies Végétales sur le travail de Patrick Blanc, Fondation EDF Electra, Paris. 2006.

Après son diplôme, Marie se lance dans l’expérience de l’architecture commerciale. Faisant ses armes dans la grande consommation en aménageant des magasins Cora, Intermarché et autres, elle aura tôt fait de franchir le seuil d’une grande maison de luxe. Manager du projet Christian Dior Parfums au sein de l’agence Malherbe, c’est tout un travail d’exigence et de réactivité qu’elle expérimentera alors. Face à un client tel que Bernard Arnault, la perfection est toujours de rigueur.

Projet Janus Bifrons réalisé à l’Ile de la Réunion - 2009

L’intègre design

Forte de cette palette d’outils, Marie se plonger dans une aventure qui lui tient à cœur. L’année 2009 sera celle du voyage et de la découverte. En association avec Wilfrid Minatchy, Marie crée un projet de partenariat design-artisanat. Le pari est simple : miser sur le local en valorisant ses ressources (savoir-faire, matières premières et talents). Ce plan d’action est testé à l’île de la Réunion, dont l’échelle et l’éloignement font un exemple idéal. Après avoir monté des projets et enseigné à la Réunion, elle s’installe en Inde durant 6 mois pour y expérimenter des matériaux et des procédés locaux, principalement le bambou.

Aujourd’hui, l’aventure de cette association qui a pour nom Janus Bifrons continue. Marie est parvenue à allier ses souhaits, ses idéaux et ses compétences dans une profession et un but qui lui sont chers.