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IDEM 17 : les participants témoignent
Pierre Lescop et Nicolas Doisy, les étudiants de 5e année qui ont participé à l’atelier, nous parlent de leur expérience.
Pourquoi avez-vous souhaité participer à cet atelier ?
Pierre Lescop : C’était une occasion de rencontrer des étudiants et des encadrants étrangers, de travailler ensemble pour découvrir des visions et méthodologies différentes.
Nicolas Doisy : Pour moi, c’était tout simplement par goût du voyage, de la rencontre, et essentiellement pour me confronter à d’autres approches et méthodologies de design. L’aspect multiculturel d’un workshop international m’a semblé un atout énorme dans la prise de décision. Cela promettait de me donner l’occasion de pratiquer mon anglais, d’améliorer la qualité de ma communication et surtout de me faire de nouveaux contacts.
Que vous a inspiré le thème ?
Pierre Lescop : Le thème était difficilement rattachable à une réflexion de designer produit uniquement. Il aurait pu être intéressant de mêler des étudiants issus de domaines différents, comme l’architecture, la sociologie et le commerce, par exemple.
Nicolas Doisy : Au premier abord, j’avoue avoir été sceptique : encore une thématique utopique pour sauver le monde. Mais la pratique a permis une approche différente du thème. L’aspect idéaliste de l’intitulé n’était finalement qu’une blague de designer... Les approches des groupes étaient très variées et ont pour la plupart combiné "réalisme et décalage" dans leur forme – c’est à dire que leur application était envisageable –
"pertinence et modestie" sur le fond – c’est à dire qu’elles étaient respectueuses de la situation à Eisenerz.
Comment avez-vous vécu le fait de te retrouver avec des designers d’horizons différents?
Pierre Lescop : C’était mon principal souhait et je n’ai pas été déçu. L’ambiance était particulièrement bonne et je garde contact avec certains étudiants rencontrés en Autriche.
Nicolas Doisy : En tant que designer d’interactivité, je faisais un peu figure d’extra-terrestre avec Laurent Neyssensas au beau milieu de tous ces "designers de chaises"... Mais l’effort de chacun pour combiner ses réflexions et ses idées a donné lieu à de superbes élans de créativité.
Quel est le résultat du travail mené par vos groupes respectifs ?
Pierre Lescop : Le résultat de notre groupe est un projet d’art et d’urbanisme. Une œuvre de land art qui se projette dans la ville d’Eisenerz comme une trame permettant aux touristes de découvrir la ville.
Nicolas Doisy : Mon groupe a longtemps erré dans des réflexions entre la notion de soins palliatifs pour accompagner la fin de l’activité industrielle à Eisenerz et l’envie de trouver une issue qui redynamiserait la région.
Nous avons finalement abouti à un compromis sous la forme d’une double performance. Nous avons proposé la vente d’une cinquantaine de petits objets représentant la fuite de l’histoire, des habitants et de l’économie de la région. Il s’agissait de miniatures en forme de maisonnettes, uniques car produites à la force de nos bras dans de l’acier brut. Nous avons symboliquement dispersé ces objets au cours d’une vente aux enchères. L’idée étant d’inciter les habitants d’Eisenerz à envisager un système similaire où les visiteurs et les touristes produiraient leurs propres objets souvenirs.
Quel est votre meilleur souvenir, justement ?
Pierre Lescop : La visite du complexe industriel VOEST-Alpine qui produit de l’acier et des rails, à Leoben, était impressionnante : tant de démesure et de puissance ! Mais mon meilleur souvenir reste les soirées dans les chalets pecrhés dans les Alpes autrichiennes.
Nicolas Doisy : Mon meilleur souvenir est très certainement la bonne ambiance qui régnait aussi bien pendant les phases de travail que durant les moments de détente. Je me suis lié d’amitié avec des Slovènes, Allemands, Israéliens, Belges, Estoniens et Polonais, avec qui nous nous sommes promis de nous revoir à titre personnel et, pourquoi pas, professionnel.
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