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Réalité Virtuelle : Toni Da Luz présente le projet Mindflow
Toni Da Luz est fraichement diplômé de L’École de design Nantes Atlantique, puisqu’il a été reçu au diplôme de design (bac+5) le 6 novembre dernier. Il nous parle de son projet de fin d’études, "Mindflow" qu’il a réalisé dans le cadre du programme Réalité Virtuelle.
Votre travail de fin d’études a porté sur les tables tactiles. Est-ce une technologie répandue ?
Toni Da Luz : Ce matériel est déjà en vente et beaucoup d’entreprises se demandent ce qu’elles pourraient bien en faire. En ce qui concerne le travail collaboratif, des interfaces PC ont été adaptées aux tables tactiles. Les interfaces spécifiquement dédiées à ce matériel sont encore très rares. Avec la démocratisation des supports tactiles et notamment des téléphones, l’usage de ce genre de technologie va sans doute prendre son essor.
Le point de départ de votre projet était-il la technologie ?
Toni Da Luz : Non, ma problématique initiale concernait le travail collaboratif. Au début, je n’avais pas idée du matériel à exploiter. La table tactile est apparue comme une solution intéressante.
Vous avez réalisé votre projet dans le cadre d’un double diplôme : Master recherche en Ingénierie du Virtuel et Innovation (dispensé par Arts et Métiers Paris Tech Angers) et diplôme de design délivré par notre école. Que vous a apporté ce cursus polyvalent ?
Toni Da Luz : Les deux formations sont complémentaires. Le Master IVI m’a permis d’avoir une approche plus ancrée des choses, de justifier ce que j’apporte en tant que designer en me basant sur des résultats de recherches mais aussi de découvrir de nouvelles pistes de travail. Je me suis intéressé aux travaux de spécialistes du domaine de la conception collaborative et d’autres domaines (dont l’ergonomie).
Qui est votre tutrice pour ce projet et que vous a-t-elle apporté ?
Toni Da Luz : Il s’agit de Madame Émilie Loup-Escande, spécialiste en ergonomie de la conception et qui travaille au sein du laboratoire de recherche Présence et Innovation. Elle m’a beaucoup apporté en ce qui concerne la méthodologie de recherche. Elle m’a proposé des publications en lien avec mon sujet tout en me guidant dans la réalisation de la publication scientifique qui nous est demandée dans le cadre du Master.
Quel rôle a joué l’expérimentation dans votre projet ?
Toni Da Luz : J’ai réalisé deux expériences : une situation de mind mapping (cartographie cognitive) sur papier (une heure, cinq personnes, une couleur par personne, un thème donné), que j’ai filmée pour observer les usages. Cela m’a permis de comprendre ce qui ne marche pas ou, au contraire, ce qui est intéressant. J’ai mis cela en parallèle avec ce que j’avais lu et, à partir de là, j’ai pu penser l’interface sur table tactile. La deuxième expérimentation a été réalisée sur une table tactile de l’entreprise Immersion (à l’occasion de Laval Virtual). Elle m’a permis de vérifier le fonctionnement technique de l’application.
Selon vous, est-ce important de réaliser une maquette fonctionnelle ?
Toni Da Luz : Oui, car la maquette nous confronte à tous les détails que l’on a omis lors de la conception théorique. On voit tout de suite ce qui marche ou ne marche pas. La maquette est donc un passage obligé, plus peut-être encore pour une interface sur table tactile que pour une interface-écran qui n’interagit qu’avec la souris. De plus, une maquette fonctionnelle est une vitrine très intéressante pour mon travail.
La promotion de votre travail, c’est quelque chose que vous trouvez important en tant qu’étudiant dans une école de design ?
Toni Da Luz : Je pense qu’il est important de mettre en avant nos projets à l’occasion de salons spécialisés tels que Laval Virtual. Les professionnels ne connaissent pas forcément notre métier. À Laval, beaucoup d’ingénieurs et de développeurs ont été étonnés de l’aspect technique de nos interfaces. Les maquettes nous permettent de montrer que notre rôle n’est pas uniquement de faire du beau, mais aussi du fonctionnel.
Prévoyez-vous de retravailler votre projet dans les semaines à venir ?
Toni Da Luz : Oui, notamment pendant mon stage au MIYATA Lab du Japan Advanced Institute for Science and Technology, au Japon. Ma mission me permet de consacrer une partie de mon temps à mon projet. Je vais notamment travailler à distance avec Immersion, qui m’offre la possibilité de tester l’interface à distance sur leur matériel.











