L’École de design Nantes Atlantique

02/10/2012

Il ne suffit pas d’avoir des idées, il convient que le designer les éprouve, qu’il devienne entrepreneur de ses convictions plutôt que de les laisser développer par d’autres.

Christian Guellerin
Christian Guellerin

Valentin Gauffre alors étudiant de 5ème année m’informait récemment de ses projets alors que nous travaillions sur sa soutenance de diplôme qui allait avoir lieu 3 jours plus tard à Shanghai. Sa réflexion et sa maturité m’ont enthousiasmé. Il me disait en somme que son projet – celui qu’il allait présenter au jury - ne valait rien tant qu’il n’avait pas été à l’épreuve du prototype et du marché. Il me disait qu’au fond sa responsabilité de designer était engagée non pas par l’idée qu’il avait eue mais bien par son application. Il me signifiait la dimension entrepreneuriale du design et sa responsabilité à aller au-delà des aspects de création.

Il ne suffit pas d’avoir des idées, il convient que le designer les éprouve, qu’il devienne entrepreneur de ses convictions plutôt que de les laisser développer par d’autres. Il y encore 3 ou 4 ans, un étudiant de 5ème année nous aurait probablement dit qu’il allait protéger son idée, déposer une enveloppe Soleau, puis il serait passé à autre chose. Les choses changent. Est ce d’avoir passé 2 ans à Shanghai, d’avoir appréhendé les opportunités économiques offertes par la Chine, d’avoir rencontré des jeunes entrepreneurs ?... ou plus simplement, l’évolution logique d’une conscience de designer délibérément engagée : ce n’est pas l’idée qui vaut, c’est ce que l’on en fait !

Christian Guellerin
Directeur général de L’École de design Nantes Atlantique