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Économie de marché vs économie de la contribution

Économie de marché vs économie de la contribution

L’émergence des nouvelles technologies a développé la conscience de pouvoir inter-ragir sur la conception des produits et des services. L’économie de la contribution se substitue à l’économie de la consommation. Le consommateur va intervenir de plus en plus en amont dans la conception des produits qu’il entend consommer.

 

Twitter, Wikipedia, Facebook… nous montrent le chemin d’une profonde modification des rapports entre le marché, les consommateurs, et les producteurs de biens et de services. Il y a là l’émergence d’un nouveau marketing, induit par l’intervention en amont de clients qui interfèrent dans la conception des produits qu’ils consomment. Ils retrouvent là une vertu, celle de mieux gouverner leur propre vie, au sens où Thomas Locke définissait cette gouvernance : « Tout homme est de par sa naissance et de par sa nature libre et responsable et donc à se gouverner lui-même ». Ils retrouvent là un peu d’Humanité alors que la société de consommation a fait craindre un moment d’être inféodé à des multinationales de plus en plus concentrées.

On est en train de passer d‘une économie de la consommation à une économie de la contribution où il sera donné à chacun l’opportunité de mieux gouverner sa relation à ce qu’il entend acheter.

Twitter, Wikipedia, Facebook… nous montrent le chemin d’une profonde modification des rapports entre le marché, les consommateurs, et les producteurs de biens et de services. Il y a là l’émergence d’un nouveau marketing, induit par l’intervention en amont de clients qui interfèrent dans la conception des produits qu’ils consomment. Ils retrouvent là une vertu, celle de mieux gouverner leur propre vie, au sens où Thomas Locke définissait cette gouvernance : « Tout homme est de par sa naissance et de par sa nature libre et responsable et donc à se gouverner lui-même ». Ils retrouvent là un peu d’Humanité alors que la société de consommation a fait craindre un moment d’être inféodé à des multinationales de plus en plus concentrées.

On est en train de passer d‘une économie de la consommation à une économie de la contribution où il sera donné à chacun l’opportunité de mieux gouverner sa relation à ce qu’il entend acheter.

Si le Marketing a régi la société de consommation, c’est bien la conception qui va avoir la primauté de celle de la contribution. Parce que le design est la discipline qui à toutes conceptions donne du sens, de la valeur et qu’il s’agit de se distinguer pour affirmer son individualité, c’est probablement le designer qui prendra le pas sur le Marketer. On a souvent reproché à la société de consommation et à la publicité d’aliéner « les peuples », le design leur permet de recouvrer un peu d’humanité dans celle de la contribution. La formidable émergence des écoles de design témoigne déjà de cette profonde modification.

Christian Guellerin, directeur général de L’École de design Nantes Atlantique